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Chroniques

Avatar fait son cirque à la Laiterie

Ce dimanche, la Laiterie de Strasbourg accueil Avatar, le groupe phénomène venu de Göteborg. La soirée n’affiche pas complet mais nous n’en sommes pas loin.

Deux irlandais sont chargés d’ouvrir la soirée. C’est tout d’abord Dylan Walshe qui débute sur scène. Le musicien est seul face au public avec sa guitare et son harmonica. Ses voyages à travers les Etats-Unis ont apportés une touche country à sa folk irlandaise. Dylan Walshe se livre avec générosité. Même si son style est bien éloigné de celui d’Avatar, le public adhère complètement. il faut dire que Dylan Walshe a une sacrée voix, il terminera d’ailleurs son set par un titre a capella.

Place maintenant à un groupe de punks, venu lui aussi de l’île des Leprechauns. The Mahones mêlent la musique traditionnelle irlandaise à l’ambiance punk, à la façon des Dropkick Murphys. L’énergie folle du batteur répond aux notes de l’accordéon, alors que le chanteur partage sa fougue aux dessus des premiers rangs. The Mahones présente au public de la Laiterie ses compositions, mais reste fidèle aux traditions, offrant au public strasbourgeois une reprise accélérée du fameux Wild Rover.

Le rideau rouge se ferme pour que le public garde toute la surprise de la mise en scène prévue par Avatar. Comme ses compatriotes suédois de Ghost ou Amon Amarth, Avatar a le sens de la théâtralisation.

A l’ouverture du rideau le public de la Laiterie est immédiatement transporté dans l’Avatar Country. Le roi de ce monde clownesque fait son apparition, son trône se dressant à l’arrière scène sur les notes de Glory To Our King. De son côté, le chanteur d’Avatar invective le public, dressé derrière un pupitre. Il est assez inhabituel de voir le guitariste d’un groupe trônant à l’arrière scène, prenant la lumière entouré de musiciens dévoués à son service.

Alors que des pogos apparaissent dans la fosse de la scène strasbourgeoise, les titres de l’album Avatar Country se succèdent. Côté mise en scène, le trône est maintenant à l’avant scène, Kungen nous régalant de ses solos endiablés, alors le chanteur du groupe, maître de cérémonie se démène à l’arrière.

Après un long discours sur les différents metal band, Johannes Eckerström fait chanter le public sur le très énergique Pain Me Red. La foule est conquise. Le groupe laisse au public la possibilité de souffler avec la douce intro de Bloody Angel, mais l’accalmie est de courte durée, la grosse basse qui arrive venant raviver la brûlante ambiance de la Laiterie.

Le groupe, connu pour la théâtralisation de ses concerts ne fait pas défaut à sa réputation. Les musiciens se donnent alors que la chanteur est, de son côté, toujours prêt à faire réagir le public. Il est littéralement habité par son personnage, nous rappelant pourquoi nous avons peur des clowns. Sur le titre calme Tower, Johannes Eckerström est tout simplement flippant.

Sur le tube Smells Like a Freakshow, le chanteur demande en français de “faire le bordel”. Le public n’a cependant pas besoin d’être encouragé pour enflammer l’ambiance de la Laiterie. Retour au dernier album avec The King Welcome You To Avatar Country. La salle est bercée d’une lumière disco alors que des bulles de savon flottent dans les airs.

Johannes Eckerström semble ému par l’accueil qu’offre le public strasbourgeois à Avatar. Il exprime toute sa gratitude, se rappelant avoir déjà joué dans les deux salles du complexe strasbourgeois. Le groupe rend hommage aux légendes qui l’ont inspirées, Judas Priest ou Black Sabbath pour ne citer qu’eux. Il indique que le metal ne sera jamais vieux et que les metalleux survivraient même à une troisième guerre mondiale. Ces propos introduisent le dernier titre de la soirée Hail the Apocalypse.

Après avoir salué longuement le public, Avatar quitte la scène. Le groupe n’offrant pas uniquement un concert, mais un véritable show, le public de la Laiterie en a, une nouvelle fois ce soir, pris plein les yeux. L’Avatar Country et son cirque n’ont pas fini de conquérir de nouveaux fans.

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