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Chroniques

Le Drakkar de Skàld a fait étape au Grillen de Colmar

En ce 30 avril, on se retrouve au Grillen de Colmar, pour une soirée placée sous le signe du folklore viking et de sa mythologie associée. C’est en effet les lorrains de Skáld qui ont traversé les Vosges pour amarrer leur drakkar en contrée alsacienne.

Pas de première partie ce soir, le concert commence directement à 20h15 par la troupe qui s’est formée l’année dernière. Le groupe a déjà bien ancré son Néofolk parmi les puristes, mais également un public plus large qui vient se plonger au cœur d’une musique inspirée par les peuples qui vivaient il y a 1000 ans en Scandinavie. La grande salle du Grillen est comble, et le public donne de la voix pour accueillir le groupe dès son entrée.

Après une intro qui marque l’arrivée sur scène des 6 musiciens, permettant de contempler de très beaux costumes et la décoration répartie sur la scène, le combo lorrain débute son concert sur des cris de loups en lançant la chanson Ódinn. Le public peut alors se rendre compte du niveau vocal des trois chanteurs Justine Galmiche, Perrick Valence et Mattjö Haussy. Le chant est doux et puissant à la fois, les paroles en vieux norrois transportent dans une autre époque, les percussions puissantes et guerrières.

Nous aurons l’occasion de voir de nombreux changements d’instruments tout au long du concert. Au second plan, deux musiciens s’occupent des percussions, un troisième s’emploie aux mélodies avec plusieurs harpes et une lyre kravik, parfois également lors de changements de musique, ce qui permet de rester dans l’univers du groupe.

Le chant maîtrisé de Justine prend le dessus tout au long de Níu, accompagné des chants masculins en canon et d’instruments à cordes, tel que Pierrick avec sa vièle à archet. Des sons préenregistrés complètent la prestation musicale. Ces chants masculins manquent parfois de justesse, mais les harmonies rendent cela négligeable.

Le groupe jouera deux fois Ó Valhalla, le public accompagnant les Einherjer dans la demeure d’Odin en reprenant en chœur le titre de la chanson. Les cris reprennent de plus belle à la fin des titres, en même temps que les applaudissements de la salle.

Après la reposante Enn Átti Loki Fleiri Börn, les vikings amènent le public dans la forge des nains Brokk et Eitri, avec leur chanson Flúga, qui rappelle les musiques industrielles. C’est le propre de ce groupe, clairement retranscrit lors de ce concert ; les musiques alternent de la mélodie rappelant des prières chamaniques, à l’intensité épique portée par les percussions.

Une fois n’est pas coutume, le concert se poursuit avec la reprise de Björk, Jóga, qui sera le seul titre chanté en anglais. Le groupe sourit et communique ensemble avec leurs instruments. La joie est communicative, le public en redemande et applaudit de toute ses forces.

Pierrick profite d’un moment d’accalmie pour chanter un poème scaldique tout en jouant de sa vièle. Les lorrains gratifieront également le public colmarien de Ec Man Lõtna a capella en quatuor.

Les vikings de Skáld auront réussi à implanter leur univers tout au long de leur concert, et à satisfaire la curiosité d’une salle comble. C’est une prouesse pour un groupe fondé il y a moins d’un an et qui a sorti son premier EP en juillet, puis un album en novembre de l’année passée.

En raisons de l’annulation de la première partie, le concert aura semblé un peu court. Cela permettra tout de même à une partie du public de se prendre en photo et de discuter avec le groupe, qui est resté pour partager.

Mention spéciale aux pompiers de Colmar, qui auront servi d’excellentes Flammakuachas, les vikings de l’époque auraient appréciés.

 

Merci au Headbang Crew pour l’accréditation sur ce concert.

Chronique et photos : Victor

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