Chroniques

Au Rock in Hell c’est déjà Noël pour les metalleux

Ce samedi direction le parc des expositions de Colmar, non pas pour la Foire aux vins, mais pour le Rock in Hell. Le festival, organisé par Live! se termine ce soir, après une première journée dédiée aux Kids et une seconde présentant la comédie musicale metal Princesse Leya.

J’arrive à la fin du set des alsaciens de White Butchery qui ont ouvert le festival. Le groupe de deathcore envoi la purée. Avec les bouchers, la soirée est bien lancée.

Place maintenant à un second groupe alsacien, Knuckle Head. Le duo, mené par le cowboy Jack Escobar propose un mélange de rock et de country blues plutôt efficace. Tandis que le guitariste occupe la scène, le batteur, torse nu partage lui aussi une bonne énergie. Jack, chanteur du groupe annonce faire du rock’n’roll et aime terminer les morceaux en sautant de la plate-forme de Jock, son acolyte de batteur. On est ici à un festival de metal, le groupe propose donc d’ajouter un peu de puissance avec le titre éponyme Knuckle Head. Le duo, qui commence à récolter les fruits de son travail, annonce la sortie à venir du teaser explosif de son premier clip avant de terminer le set avec une reprise de Personal Jesus.

KNUCKLE HEAD – GAZOLINE (Teaser)

⚡️🦅⚡️J-10 🔥 Teaser du 1er clip GAZOLINEPartagez !Jack & Jock

Publiée par Knuckle Head sur Dimanche 9 décembre 2018

On change de rythme avec le prochain groupe, puisque c’est l’un des fers de lance du metal français, Black Bomb A et leur punk hardcore, qui prend place sur scène. Le groupe vient de sortir en octobre Black Bomb A, son nouvel album et entame une grosse tournée à travers les festivals et salles de France. C’est de véritable bêtes de scène qui se produisent devant nous, mettant le feu au Rock in Hell. Les deux chanteurs se déchaînent et balancent leur haine, occupant l’espace avec une énergie débordante. Les pros ont parlé et demandent un wall of death. Le public, qui avait déjà offert quelques slam, s’exécute.  Les deux chanteurs de Black Bomb A avouent que c’est toujours un plaisir de venir jouer en Alsace, région toujours là pour soutenir la scène metal. Cette fois, le public nombreux du Rock in Hell est en feu.

Place maintenant à Dope D.O.D, le groupe néerlandais semble sortir tout droit du Bronx. Les deux rappeurs hardcore sont accompagnés d’un DJ dubstep. Le trio invite le public à jumper, mais il faut bien avouer qu’ils ne font pas le plein. Une bonne partie du public préférant marquer une pause pour se restaurer avant la suite de la soirée.

C’est au tour d’un des plus grands groupes de punk rock français d’entrer sur scène. Les rennais de Tagada Jones, menés par l’énergique Niko, enflamment d’entrée le public de Colmar avec le titre Envers et Contre Tous. Le tube La Peste et le Choléra dont le gimmick s’affiche sur la bannière du groupe et la guitare de son leader est repris par les metalleux présents. Il en est de même pour Le Monde Tourne à l’Envers ou encore Tout Est Sous Contrôle. Il faut dire que le Tagada Jones sait faire participer le public. Malgré des textes revendicatifs, Niko annonce qu’il n’est pas là pour parler politique avant de lancer Vendetta.

Pour tout ceux tombés au Bataclan, Tagada Jones chante Vendredi 13, le public donnant de la voix pour assurer les cœurs. Le groupe termine avec un autre titre qui fait chanter la foule, le classique du punk Mort aux Cons. En une heure de show Tagada Jones a fait bondir l’ambiance du Rock in Hell.

C’est maintenant au tour d’un groupe qui, depuis avril 2017 et la sortie de son album Panzer Surprise!, enchaîne les dates à un rythme effréné. Depuis maintenant un an et demi, Ultra Vomit affiche complet absolument partout. Après avoir assuré incognito les balances en offrant un premier titre, les musiciens quittent la scène, un message annonçant que le groupe procède à l’accordage de ses instruments. C’est au rythme du générique de Fort Boyard que le groupe entre sur scène pour nous apprendre Les Bonnes Manières.

Très vite le quatuor joue un premier titre de son dernier album, le Chien Géant, hommage à Tagada Jones dont le chanteur fait pour l’occasion son retour sur scène. Le public est en feu et connait parfaitement les titres d’Ultra Vomit. Calogira, Takoyaki, la place laissée à Panzer Surpise! est belle, mais le public est la pour ça. Pour autant, les nantais n’oublient pas leurs anciens titres, nous offrant le non moins fameux Boulangerie Patisserie.

C’est une véritable famille qui se produit ce soir au Rock in Hell, puisqu’après Niko de Tagada Jones, c’est au tour de Pierre Jacou, bassiste de Black Bomb A et ancien membre d’Ultra Vomit de venir les rejoindre sur scène. Les titres défilent et le groupe quitte déjà la scène. Ultra Vomit revient pour un rappel nous offrant l’incontournable Kammthaar, Quand J’étais Petit et enfin l’Evier Metal, hommages respectifs à Rammstein, Motorhead et Iron Maiden. Le set d’une heure prend déjà fin. Le groupe phénomène a mis le feu au parc expo de Colmar en jouant une grande partie de Panzer Surprise!, mais sans avoir rappelé son amour pour les canards.

Après un petit retard en raison de quelques soucis techniques lors des balances, Rise of the Northstar fait son apparition pour clôturer cette soirée. Le style mêle rap, punk hardcore et crossover thrash. Les titres sont parfois entrecoupés de musique traditionnelle japonaise mais cela ne dure jamais, le son lourd revenant immédiatement.

Les membres de Rise of the Northstar ont des airs de guerriers et invitent à la bagarre. Le chanteur saute d’un bout à l’autre de la scène. Dans le public les vagues de slam alternent avec les phases de pogos. L’atmosphère est lourde, le chanteur crache sa rage sur des salves ininterrompues de décibels.

Ce soir au Rock in Hell, Live! nous a proposé une belle programmation mêlant les différents styles de metal. Le public a répondu présent pour ce beau succès. Que la scène française est belle.

 

Merci au Rock in Hell pour l’accréditation sur l’événement.

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