Chroniques

Nashville Pussy + Worry Blast : La Laiterie Strasbourg

En ce soir du 30 avril direction La Laiterie pour le concert de Nashville Pussy et Worry Blast. La salle, peu remplie au début de la première partie, voit la fosse se compléter à la fin de celle-ci. Les gradins quant à eux restant fermés.

On commence donc avec les suisses de Worry Blast entrant sur scène après une intro au son d’une grosse cylindrée américaine. Le chanteur rejoint le groupe déjà présent en courant torse nu. Nos 4 suisses sont clairement inspirés par AC/DC. On retrouve de gros amplis Marshall en fond de scène, le second guitariste possède, tout comme Angus Young, une guitare SG rouge qu’il tient de la même façon que le leader d’AC/DC dont il imite également la façon de bouger.

Peu d’originalité avec ce groupe, mais aucun doute c’est efficace, le public réagissant et s’agitant beaucoup. Il faut dire que le groupe envoie une énergie folle, en particulier les deux guitaristes. Le bassiste lui est plus effacé. Le chanteur, dont la voix rappelle celle du leader d’Airbourne, ne prend pas toute la lumière puisqu’il laisse régulièrement la scène au second guitariste pour des solos endiablés. Peu d’identité dans ce groupe, mais nul doute que pour mettre l’ambiance c’est diablement réussi.

Une petite pause et voilà Nashville Pussy. Après une longe intro, nos 4 américains effectuent quelques ajustements face aux amplis avant que Blane Cartwright ne lance au micro « Are You Ready ? ». Le public répondant favorablement, le groupe débute avec Come On qui met déjà le feu à la fois sur scène et dans la salle. On comprend très vite pourquoi les amplis sont en fond de scène et pourquoi il n’y a aucun décors. Le groupe a besoin d’espace pour s’exprimer. Blane Cartwright tout comme sa femme Ruyters Suys sont déchaînés.

Le groupe, et en particulier son couple fondateur sait occuper la scène et jouer avec le public, tirant la langue ou posant pour les photos. Ruyters, et Corey la bassiste dans une moindre mesure, se trémoussent de façon aguicheuse. Les 4 américains enchaînent des sons plus puissants les uns que les autres : I’m So High, Pill Billy, High as Hell. Le public se met à sauter et on note quelques tentatives de slam.

Petite pause Whisky pour le groupe qui se passe une bouteille de Jack Daniels et voilà Hate Whisky. Cette pause sera la seule du concert, puisque durant les autres, la guitariste jouera des solos en prenant des pauses très hard rock, se roulant même par terre. Le groupe, dont le batteur possède une imposante barbe à la ZZ Top nous propose quelques notes du tube La Grange au grand plaisir du public.

Vient Go To Hell qui fait encore monter l’ambiance. Sont ensuite joués Heart Attack puis Why Why Why. Malgré le public animé et l’absence de crash barrière, nous n’auront vu qu’une rapide incursion sur scène d’une membre du public.

Le groupe quitte ensuite la scène sous les applaudissements du public qui demande bruyamment un rappel. Retour du batteur pour quelques notes reprises en chœur par le public. Le reste du groupe le rejoint pour deux derniers morceaux. Ruyters finissant couchée sur le sol et démontant ses cordes de guitare, tout en terminant de jouer. Alors que le reste du groupe quitte la scène en saluant le public, Blane n’oubliant pas sa bouteille de Jack, sa femme reste là allongée. Seul l’odeur du Whisky ramené par un roadie la réanimant. Avant de quitter la scène, celle-ci distribue ses médiators, ses bracelets et ses cordes de guitare au public.

 

Le groupe nous aura envoyé son rock en pleine face toute la soirée assumant son image débridée, le rock se mêlant au sexe et à l’alcool

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